Selon RTL, Raphaël Glucksmann, candidat au second tour des présidentielles 2027 représentant le Parti socialiste (PS) et Place publique, a annoncé qu’il privilégiera la régularisation immédiate de trois cent mille travailleurs en situation irrégulière s’il est élu. Cette mesure fait l’objet d’une proposition de loi déposée par le PS dans l’Assemblée nationale.
La loi, intitulée n°3253 et présentée par le député socialiste Paul Christophle le 6 octobre 2026, prévoit un titre de séjour de plein droit après six mois cumulés d’activité professionnelle en France sur les vingt-quatre derniers mois. Ce dispositif s’applique aux étrangers capables de justifier leur travail par tous les moyens possibles, qu’ils soient en situation régulière ou non.
Le chiffre de 300 000 personnes concernées provient d’une estimation relative à l’exposé des motifs de la proposition de loi, qui évalue globalement entre 300 000 et 400 000 travailleurs en situation irrégulière. L’objectif ne s’applique pas aux individus déjà régularisés ni à tous les étrangers sans documents.
L’engagement de Glucksmann s’inscrit dans une direction préalable défendue par la gauche lors des primaires : Olivier Faure avait évoqué, le 9 octobre dernier, la régularisation d’environ 400 000 travailleurs. Le candidat a désormais confirmé un objectif plus précis de 300 000 personnes, soutenu par Romain Eskenazi, porte-parole du PS : « C’est une régularisation immédiate pour des citoyens actifs ». À l’opposé, Laurent Jacobelli (RN) a défendu un position radicale de « zéro régularisation », soulignant l’impossibilité d’une approche élargie.
La proposition de loi sera examinée le 19 novembre dans la niche parlementaire du PS, sans qu’elle ne soit encore adoptée ou rejetée.