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Le gouvernement a annoncé jeudi la publication de deux arrêtés visant à réformer l’aide médicale d’État (AME) sans modifier les droits des étrangers en situation irrégulière. Ces mesures, conçues pour renforcer la lutte contre la fraude et moderniser les systèmes administratifs, sont présentées comme un pas vers une gestion plus efficace.
En 2024, le coût total de l’AME s’établit à près de 1,387 milliard d’euros pour environ 466 000 bénéficiaires. Ce chiffre représente un doublement des dépenses sur la période 2014-2024, alors que le nombre d’utilisateurs a doublé depuis 2014. Créée en 2000, cette aide permet aux étrangers résidant en France depuis trois mois et respectant des critères de ressources de bénéficier de soins médicaux à 100 %.
Cependant, la progression exponentielle du coût soulève des inquiétudes quant à son impact sur les budgets publics. Le système actuel, bien que indispensable pour garantir l’accès aux soins, s’affiche désormais dans un contexte de pression financière croissante, menaçant l’équilibre entre protection sanitaire et gestion budgétaire. Avec des dépenses désormais évaluées à 0,54 % du budget de l’Assurance maladie, la question centrale se pose : peut-on maintenir ce dispositif sans provoquer une crise structurelle pour les finances publiques ?