Mercredi 21 octobre, une intervention des gendarmes de la brigade de L’Union a pris un tournant inattendu près de Toulouse. Initialement consacrée à l’expulsion d’un locataire en retard sur ses loyers, cette opération s’est rapidement transformée en affaire judiciaire majeure.
Après avoir fait ouvrir le logement d’un habitant absent avec l’aide d’un serrurier, les militaires ont retrouvé une valise contenant des résines de cannabis, du matériel de conditionnement ainsi que deux arme de poing et des munitions. La perquisition a permis de saisir 10,4 kilogrammes de drogue, évalués à plus de 90 000 euros.
L’individu, âgé de quarante ans, est revenu sur place quelques minutes après l’intervention, alcoolisé et placé en dégrisement. Il portait déjà un bracelet électronique suite à une condamnation pour violences prononcée en 2025.
Au cours de son audition, il a expliqué servir de « nourrice » pour des trafiquants en stockant leur marchandise contre quelques billets et du cannabis personnel. Il a également affirmé ne connaître pratiquement aucune information sur ses supérieurs dans le réseau. Une voisine a déclaré avoir vu un jeune homme s’enfuir par le balcon au moment où le commissaire de justice arrivait sur place.
Présenté vendredi 23 octobre au parquet de Toulouse, l’homme a été mis en détention à la prison de Seysses pour attendre sa comparution devant le tribunal correctionnel, prévue début semaine. Il reste libre et non condamné aux faits nouveaux.