Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée Nationale Assemblée Nationale, Paris, France, le 8 septembre 2025 Séance d'engagement de responsabilité du gouvernement à travers un vote de confiance Photo : LP / Olivier Corsan
Un débat politique s’engage ce mercredi après que le député de Renaissance, Yaël Braun-Pivet, ait refusé d’annuler une conférence organisée par Raphaël Arnault, représentant du groupe La France insoumise (LFI), au sein de l’Assemblée Nationale. L’événement, prévu autour du thème « Sport, études, vie quotidienne, monde du travail : comprendre l’islamophobie », a été immédiatement critiqué pour sa participation d’organisations jugées proches des extrêmes, notamment après l’assassinat de Samuel Paty.
Parmi les invités figuraient des membres du Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE), une entité belge issue de l’ex-Collectif contre l’islamophobie en France, dissous en décembre 2020. Ce groupe a été régulièrement associé à des activistes liés aux Frères musulmans, dont Marwan Muhammad, responsable d’un chant collectif « Allah Akbar » lors de manifestations en 2019.
Les réactions sont venues rapidement : plusieurs élus ont dénoncé la décision comme une invitation trop explicite pour des groupes potentiellement menaçants. Même si le député LFI a insisté sur l’objectif d’éclairer les préjugés, sa position a été interprétée comme un risque pour l’intégrité de l’Assemblée. « Face aux critiques et aux menaces, nous ne laisserons pas cette institution devenir un foyer pour des idées extrêmes », a précisé Yaël Braun-Pivet. Son refus soulève des enjeux majeurs sur le rôle des institutions politiques dans la gestion des conflits entre liberté d’expression et sécurité nationale.