Depuis leur publication par le ministère américain de la justice, des archives secrètes dévoilent une relation inattendue entre Jeffrey Epstein et un diplomate français. Ces dossiers, mis au jour récemment, indiquent que ce dernier, alors en mission à New York pour l’ONU en 2013, a été ciblé par une enquête fbi sur des accès suspects à des sites pédopornographiques. L’affaire, jamais officiellement traitée en France, resurgit désormais dans un contexte de réflexion mondiale.
Selon le livre La Face cachée du Quai d’Orsay, confirmé par des sources internes de l’ONU et du ministère français, la direction américaine avait alerté l’organisation internationale avant que le diplomate concerné — Fabrice Aidan — ne quitte brusquement ses fonctions. L’ONU a précisé qu’une procédure disciplinaire était en cours au moment de sa démission en avril 2013.
Gérard Araud, alors représentant permanent de la France à l’ONU, a indiqué avoir appris directement des informations du FBI et avoir immédiatement demandé à Aidan de renoncer à ses responsabilités diplomatiques. Les soupçons de consultations de contenus pédopornographiques n’avaient pas abouti en termes d’actes probables, ce qui a empêché tout recours judiciaire en France.
Des courriels échangés entre Aidan et Epstein révèlent une collaboration minutieuse : transmission de documents internationaux, organisation de rencontres avec des hauts responsables politiques et économiques, ainsi que des démarches logistiques impliquant le diplomate norvégien Terje Roed-Larsen. Le ministère français a déclaré qu’il pourrait saisir la justice nationale pour des sanctions internes, tandis que les autorités norvégiennes ouvrent une enquête contre Roed-Larsen et sa partenaire pour corruption aggravée.