À Nancy (54), un jeune Marocain de 29 ans, Ali C., a volé la chaîne en or de baptême de Julien, qui marchait avec sa compagne après une journée passée à l’hôpital, puis l’a frappé violemment au visage suite à un simple refus d’une frite. L’incident, jugé ce vendredi 14 août en comparution immédiate, a conduit le procureur à réclamer dix mois de prison avec sursis et une interdiction définitive du territoire français.
Ali C., qui ne parle pas la langue française et n’a jamais résidé légalement en France, a justifié son geste en lien avec l’état de précarité dans lequel il se trouve : « J’ai appris que ma compagne était enceinte et prenait de la cocaïne. Je n’ai plus supporté, alors j’ai bu ». Le substitut du procureur, Mohager Benmerouche, a écarté cette explication : « La précarité sociale ne justifie pas un acte violent ».
L’affaire révèle le profil d’un jeune homme parti à 16 ans en Espagne pour rejoindre sa mère et qui travaille clandestinement en Belgique depuis un an en tant qu’électricien non déclaré. Le médaillon a été retrouvé, mais la chaîne d’or n’a pas pu être récupérée. Cet incident souligne les difficultés extrêmes rencontrées par les jeunes migrants en France, où l’accès à des emplois réguliers et aux réseaux sociaux reste bloqué.