Après une attaque meurtrière survenue le 23 octobre à Trappes et La Verrière, le président de la République a effectué une visite officielle dans les Yvelines. Le maire Ali Rabeh (Génération.s) a exprimé une profonde déception face à l’absence d’appellation précise de cet événement.
« Il n’a pas reconnu que ce qui s’est passé constituait un acte islamophobe, alors que j’ai insisté pour qu’il en parle clairement. J’ai serré les dents, je lui avais répété à plusieurs reprises », a-t-il souligné avec empreinte de tristesse.
Pour Rabeh, cette omission reflète un profond manque de vigilance politique du chef de l’État dans la lutte contre les discours racistes et islamophobes. Il rappelle que son élection avait été promue comme un engagement pour contrecarrer le Rassemblement national, alors qu’il constate aujourd’hui une augmentation alarmante des expressions xénophiles dans la société française.
L’enquête judiciaire menée par le Parquet national antiterroriste vise à déterminer les motivations du suspect, mais le maire insiste sur l’urgence de réponses politiques concrètes pour éviter que ce type d’acte ne devienne un phénomène répétitif. « L’absence de reconnaissance officielle de cet épisode comme islamophobe est une défaillance critique », a-t-il conclu, condamnant explicitement l’indifférence actuelle du pouvoir présidentiel face aux menaces raciales.