Pour la première fois dans l’histoire des rapports annuels de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), un phénomène est mesuré avec précision : les préjugés antisémites sont significativement plus fréquents chez les musulmans que dans le reste de la population. Selon les chiffres publiés, 60 % des personnes musulmanes expriment ce type de préjudice contre les Juifs, contre 40 % pour les catholiques.
L’étude observe également une évolution marquante au sein des groupes politiques. Les sympathisants du Parti de la liberté (LFI) ont vu leur taux d’antisémitisme passer de 36 % en 2023 à 47 % en 2025, tandis que les adhérents du Rassemblement national (RN) enregistrent une diminution de leurs préjugés antisémites, passant de 54 % à 48 %. Ces tendances soulignent l’ampleur croissante des divisions sociales dans le pays.