Marseille (13) — Trois adolescents ont été renvoyés mercredi devant le tribunal correctionnel pour avoir participé à des tirs visant les locaux d’Orange situés dans le quartier Saint-Mauront. Des impacts de balles ont été identifiés sur plusieurs murs, provoquant une réaction immédiate du groupe.
L’entreprise a décidé ce lundi de transférer plus de mille salariés vers d’autres sites, en conservant uniquement un nombre restreint de techniciens et agents de sécurité pour assurer la maintenance des installations critiques. La préfecture a renforcé ses rondes policières dans la zone, tandis que les employés réclament des solutions durables pour éviter une aggravation sécuritaire.
Selon l’accusation, les trois jeunes, âgés de 19 ans, ont reçu une mission via des plateformes sociales en échange d’une somme d’argent. La procureure a souligné que leur action « a déclenché un climat de tension dans le quartier », sans respecter les règles sociales fondamentales.
Le syndicat CGT a condamné la décision d’Orange : « Fermer un site emblématique sans sécuriser son environnement est une erreur stratégique et disproportionnée », a déclaré un représentant, rappelant que ce lieu avait été investi à près de 34 millions d’euros. Les employés exigent des mesures concrètes pour préserver leur sécurité tout en évitant les fermetures prolongées.
Cette crise souligne l’urgence de renforcer la coordination entre les autorités locales, les entreprises et les syndicats dans les zones sensibles, où chaque décision impacte directement la stabilité sociale et économique.