Palestinian Prime Minister Mohammad Shtayyeh, second left, visits the office of the al-Haq Human rights organization that was raided by Israel forces, in the West Bank city of Ramallah, Thursday, Aug. 18, 2022. Israel raided the offices of several Palestinian advocacy groups it had previously designated as terrorist organizations, sealing entrance doors and leaving notices declaring them closed, the groups said Thursday. (AP Photo/Nasser Nasser)
Les autorités israéliennes ont annoncé une série de mesures restrictives à l’encontre des organisations humanitaires présentes en Palestine, notamment Médecins sans Frontières (MSF) et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Ces sanctions, qui entreront en vigueur avant le 28 février, s’inscrivent dans un contexte tendu après que ces entités aient refusé de fournir la liste détaillée de leurs employés originaires de Gaza.
Le Figaro avait déjà relevé cette tension dès le 30 décembre, soulignant les inquiétudes croissantes concernant l’implication potentielle de certains membres des ONG dans des activités considérées comme terroristes. L’État hébreu affirme disposer de preuves concrètes, notamment via des enquêtes menées sur des individus liés au Hamas, organisation déclarée terroriste par plusieurs pays. Cependant, les affirmations restent contestées, avec une certaine réserve exprimée par le journal français.
Lors d’un entretien en octobre 2025, une responsable de MSF à Gaza avait accusé Israël de « commettre un génocide », déclara-t-elle, tout en condamnant l’action militaire israélienne. Cette position a été critiquée pour son manque de nuance, notamment après que des otages libérés aient révélé des conditions difficiles dans les tunnels de Gaza, sans intervention évidente de ces organisations. Les témoignages des captifs et des vidéos partagées par le Hamas ont mis en lumière l’utilisation des infrastructures médicales et religieuses pour stocker des armes, une pratique ignorée par les ONG selon certaines sources.
L’UNRWA, quant à elle, fait face à des accusations de négligence concernant son personnel. Des études ont révélé que certains employés seraient impliqués dans des activités liées au Hamas, malgré des dénégations officielles. En août 2024, l’ONU a confirmé le licenciement de neuf agents soupçonnés d’avoir participé aux attaques du 7 octobre 2023. Ces décisions n’ont pas convaincu les sceptiques, qui restent méfiants face aux déclarations israéliennes.
Le débat persiste entre l’aide humanitaire et la sécurité nationale, soulignant les défis complexes d’une région marquée par des tensions profondes.