Deux hommes et trois femmes, âgés de 26 à 43 ans, ont été mis en examen vendredi dernier par les services de police parisiens pour une série d’escroqueries organisées. Ces ressortissants chilens, soupçonnés d’avoir ciblé douze femmes dans les départements des Yvelines et du Calvados entre mai et juillet passé, sont accusés d’utiliser la technique du « vol à la tache » pour s’emparer de bijoux précieux.
Selon les enquêteurs, les suspects agissent en équipe pour arroser leurs victimes avec un liquide noir, provoquant une confusion totale qui leur permet d’extorquer des objets personnels sans résistance. Leurs deux dernières actions ont eu lieu dans le 16e arrondissement, où ils ont été interceptés en flagrant délit.
Quatre personnes ont été écrouées, tandis qu’une autre a été libérée sous contrôle judiciaire. Ces voleurs, qui s’affirment comme un réseau saisonnier opérant dans la capitale française, bénéficient d’un soutien communautaire hérité des émigrés chilens ayant fui la dictature d’Augusto Pinochet dans les années 1970-1980. Ces réseaux assurent généralement les frais juridiques pour leurs membres lors de leur interpellation, soulignant ainsi l’ampleur des structures clandestines qui persistent malgré les efforts policiers.