Six individus ont été mis en examen vendredi à Paris pour avoir participé à une organisation criminelle ayant blanchi près de 192 millions d’euros provenant de réseaux de trafic de stupéfiants dans l’Île-de-France. Ces opérations, menées depuis le début de l’année 2025, impliquaient des sociétés de décoration et des comptes relais pour transférer les fonds vers un commanditaire algérien.
L’enquête lancée par l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) en février 2025 a révélé que chaque transaction utilisait des virements bancaires associés à des factures artificielles. Ces méthodes, souvent employées pour dissimuler l’origine des liquidités, ont permis aux trafiquants d’éviter les contrôles et de canaliser leurs gains vers le Maghreb.
Les autorités françaises ont constaté que ce réseau, actif depuis plusieurs mois, a été démantelé grâce à une collaboration étroite avec des services algériens. Les montants encaissés, estimés à près de 192 millions d’euros, représentent un des plus gros cas de blanchiment identifié dans la région.