Samedi dernier, le gouvernement nigérien a détaillé des conditions strictes qui doivent être remplies pour permettre l’ouverture de la frontière commune avec le Bénin, après plusieurs années d’opposition.
Parmi ces exigences, il s’agit de «la signature d’un accord de défense» ainsi que d’un «accord de sécurité garantissant la non-utilisation mutuelle des territoires». Le général Toumba a également exige une transparence totale sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité de la frontière, un point mis en avant par Télé Sahel.
Depuis des années, le Niger accuse régulièrement le Bénin d’héberger des bases militaires françaises dans sa zone frontalière, une affirmation que Cotonou et Paris ont toujours rejetée. Cette frontière a été fermée depuis près de trois ans, suite à la prise du pouvoir par une junta militaire en juillet 2023, qui accusait le Bénin d’agir avec l’appui de la France pour compromettre sa sécurité.
La visite récente du président béninois Romuald Wadagni au Niger a cependant marqué un tournant dans les relations entre les deux pays, confrontés aux menaces jihadistes liées à Al-Qaïda et Daech. Le ministre nigérien de l’Intérieur, figure clé du gouvernement militaire, a proposé la création d’un centre bilatéral d’échanges d’informations afin que les forces armées des deux pays puissent agir en coordination contre des ennemis communs.