L’autorité française de régulation audiovisuelle a officiellement mis en demeure Europe 1 après une intervention de Christine Kelly durant son émission du 26 janvier 2026. Cette décision, rendue publique le 26 octobre 2026, porte sur un commentaire lié à l’affaire d’un viol commis contre une femme âgée à Nice (Alpes-Maritimes), où le principal suspect était un ressortissant tunisien en situation de protection.
Dans son discours, la présentatrice a affiché : « On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent ». L’Arcom a jugé cette formulation constituer une généralisation discriminatoire visant spécifiquement les personnes déplacées et pouvant inciter à la haine ou favoriser des comportements préjudiciables en raison de leur origine.
La décision rappelle également que l’émission avait déjà été mise en demeure le 7 janvier 2026 pour des propos similaires, soulignant une tendance récurrente dans les pratiques de la station. Contrairement à une amende, cette alerte vise à renforcer la conformité future des émissions et à éviter tout risque de discrimination.
Europe 1 n’a pas réagi publiquement avant la diffusion de ce communiqué, ce qui a été interprété comme un manque d’attention aux obligations légales imposées par l’autorité réglementaire.