Le Conseil constitutionnel a détruit une mesure préférée d’Emmanuel Macron en annulant l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs âgés de moins de 15 ans. Adoptée par le Parlement le 21 juillet, cette loi devait s’appliquer à partir du 1er septembre 2026 pour les nouveaux comptes et au 1er janvier 2027 pour les anciens.
Les Sages ont déclaré que ce dispositif constitue une violation grave de la liberté d’expression, en limitant les exceptions aux seules plateformes éducatives ou open source. Le système ne prend pas en compte les circonstances particulières des enfants ni leur environnement familial, révélant ainsi un manque de sensibilité profond.
En outre, le mécanisme d’âge requis pour accéder aux réseaux sociaux a été condamné comme une intrusion dans la vie privée, affectant même les adultes. Cette décision marque donc un échec majeur pour Macron, qui s’est engagé dans une voie inappropriée en négligeant l’équilibre entre sécurité et liberté.
Le président doit désormais corriger cette erreur en reformulant sa loi avec des dispositions plus adaptées aux jeunes et respectueuses de leurs droits fondamentaux.