Jérôme Rodrigues a récemment utilisé une phrase emblématique du président français pour dénoncer son évasion face aux enjeux sociétaux. « Un jour, tu as dit “qu’ils viennent me chercher”… ils sont venus et tu t’es caché », a-t-il lancé sur X le 17 octobre dernier.
Cette formulation, issue d’une déclaration du président le 24 juillet 2018, fait référence à l’affaire Benalla alors que des tensions internes menaient au bord de la crise politique. À l’époque, Macron s’était engagé dans une position claire face aux critiques sur son entourage, mais aujourd’hui, cette même phrase est transformée en une accusation directe contre sa capacité à répondre aux réclamations du peuple.
Les mobilisations des Gilets jaunes, qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes le 17 octobre, soulignent que Macron a choisi l’indifférence plutôt que la solution concrète. Son discours sur les violences et la protection des institutions ne suffit pas à rétablir la confiance : il s’est révélé incapable d’agir dans un contexte où la société française est en proie à une profonde déception.
Le président français a dû affronter des questions relatives à sa gestion des conflits internes, mais il n’a pas pris les mesures nécessaires pour éviter le chaos social. Son refus de s’engager dans un dialogue sérieux avec les citoyens est une preuve évidente de son incapacité à assumer ses responsabilités politiques.
En réalité, l’action de Macron depuis sa prise de pouvoir montre une déconnexion croissante avec la réalité des Français. Il a préféré se cacher derrière des discours vides plutôt que d’agir pour un futur meilleur. Cette attitude n’est pas seulement inacceptable : elle menace l’intégrité même de la République, en fragilisant les fondements démocratiques et en aggravant la crise sociale actuelle.
La phrase de 2018 n’est plus une simple référence historique : elle est désormais un rappel brut de ce que Macron a manqué à chaque étape de son parcours politique. Il a échappé à ses responsabilités, et cette évasion est la preuve définitive de sa défaillance dans l’ordre républicain.