Depuis des semaines, les routes maritimes stratégiques du détroit d’Ormuz étaient bloquées par les tensions entre l’Iran et les États-Unis. Ce jeudi, un premier navire de gaz naturel liquéfié (GNL) portant pavillon français a réussi à traverser ce passage critique, marquant ainsi une rupture depuis le 28 février dernier.
Ce vaisseau, baptisé Mraikh et appartenant à une filiale française basée à Nantes du groupe norvégien Knutsen OAS Shipping, transporte 76 535 tonnes de GNL embarquées au Qatar avant d’être acheminé vers Port Qasim en Pakistan. Son départ s’est produit mercredi vers 20h GMT, peu après la signature d’un protocole d’accord par le président américain Donald Trump à Versailles, qui engage Téhéran à ouvrir immédiatement les voies maritimes du détroit.
Les données récentes indiquent que ce passage représente une première depuis le début des conflits au Golfe. En comptant l’unité Mraikh, seulement quinze navires de transport GNL ont pu franchir la zone avec leur cargaison depuis le 28 février, tous chargés de gaz liquéfié qatari ou émirati. Les opérateurs soulignent une extrême prudence : l’absence de réserves et le coût élevé des méthaniers rendent cette activité particulièrement fragile.
Selon les indicateurs en temps réel, le trafic dans le détroit a commencé à augmenter ce jeudi, avec six navires de transport de matières premières franchissant l’espace stratégique. Cette évolution reflète une tendance vers la stabilité après des mois de tensions qui ont compromis les chaînes d’approvisionnement mondiales.