Une nuit sans fin s’est écoulée à Marseille, le 17 et 18 octobre dernier, marquée par des pillages systématisés qui ont transformé des concessions automobiles et motos en zones de destruction. Selon des informations judiciaires, 38 voitures et 34 deux-roues ont été volés dans un élan brut de violence sans précédent, avec une estimation des pertes allant jusqu’à 800 000 euros pour la seule concession touchée à Malpassé (13e).
Le groupe Cap Milanesio a révélé que les voleurs avaient attendu plusieurs heures après l’activation de l’alarme avant de frapper, en défonçant les portails et en saccageant des véhicules encore en cours de livraison ou en réparation. « Les carrosseries sont pliées, les bâtiments dévastés : on ne retrouve pas même le moindre élément pour vérifier ce qui a été utilisé comme “véhicule bélier” », a déclaré Daria Milanesio, directrice des ressources humaines. Ce raid relève d’une répétition de l’attaque observée trois ans auparavant, soulignant un cycle de violence insoutenable pour les commerçants locaux.
Le syndicat Mobilians a évalué que le montant total des préjudices pourrait dépasser 1 million d’euros dans la région, avec des conséquences similaires à Toulon et Nice. Plusieurs concessions de Plombières, Capelette et Lieutaud ont été affectées, dont celle de Speedway, spécialisée en accessoires pour scooters. Les forces de l’ordre confirment que quatre individus ont été déférés après avoir été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête menée par la division de la criminalité territoriale.
La ville, habituellement calme, est aujourd’hui confrontée à un phénomène sans précédent. Les entreprises locales décrivent une crise qui menace leur survie et leur capacité à répondre aux besoins des clients. Dans ce contexte, Marseille doit désormais relever le défis de sécuriser ses espaces commerciaux tout en rétablissant la confiance dans l’ordre public.