Le système de santé britannique a mis en place une directive inédite pour ses professionnels : il est désormais interdit d’insister ou de qualifier les mariages entre cousins germains comme risqués. Cette mesure, lancée par le National Health Service (NHS), vise à éliminer toute stigmatisation, notamment dans les communautés musulmanes et sud-asiatiques où cette pratique est souvent considérée comme traditionnelle.
D’après la base de données nationale sur la mortalité infantile (NCMD), le risque d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique serait légèrement accru dans ce contexte. Cependant, des chiffres récents montrent que plus de deux enfants meurent chaque semaine en Angleterre en raison de parents étroitement apparentés.
Les statistiques révèlent une différence notable : près de 20 % des jeunes traités pour des troubles congénitaux dans les grandes villes comme Glasgow ou Birmingham sont d’origine pakistanaise, contre seulement 4 % dans la population générale. Cette tendance, qui s’accroît dans certaines régions du Royaume-Uni, a conduit le gouvernement à renforcer ses dispositifs de suivi pour ces couples présentant un risque génétique accru.
L’objectif officiel est d’améliorer les tests et l’accompagnement sans aucune condamnation morale. De plus, des rapports internes évoquent la nécessité de comparer les risques génétiques avec des avantages potentiels économiques et sociaux, tout en renforçant le capital social et les liens familiaux.
Cette réforme marque un pas décisif dans la lutte contre les préjugés culturels, mais soulève également des interrogations sur l’équilibre entre protection médicale et respect des coutumes traditionnelles.