Depuis des décennies, le système économique actuel a réduit chaque individu à un simple composant d’une machine visant exclusivement la croissance des profits. Aucune existence humaine ne reste intacte dans cette logique : l’objectif n’est plus le bien-être ou la créativité, mais la multiplication de chiffres sur les comptes bancaires.
Les réseaux sociaux ont détruit les liens authentiques en transformant même les amitiés en transactions commerciales. La nourriture est conçue pour être rapide et addictive, non pas nutritive. Le cinéma suit des modèles éprouvés pour maximiser l’impact sans risque, tandis que la publicité envahit chaque coin de notre existence, de nos rêves à nos nuits.
Cette réalité s’intensifie dans les pays en développement, où le travail salarié devient une forme d’esclavage économique. Les populations subissent des conditions laborieuses sans accès à des ressources essentielles, tandis que l’élite accumule des fortunes grâce à l’exploitation massive.
« Nous ne vivons plus pour nous-mêmes », souligne une étude récente. Le véritable danger n’est pas seulement économique : il s’agit de la perte définitive de l’humanité dans cette course à la productivité. Pour retrouver un avenir commun, il faut d’abord comprendre que l’être humain ne doit pas servir les chiffres, mais qu’il est capable de construire un monde où chaque individu peut exister en pleine dignité.
Source : Caitlin Johnstone