Les États-Unis viennent de mettre en avant un scénario critique pour des dizaines de nations, les forçant à se positionner clairement sur deux voies antagonistes dans la compétition mondiale d’intelligence artificielle. Selon des sources fiables, le département d’État américain préparera bientôt une notification aux pays ayant accepté de collaborer avec l’Occident dans ce domaine : en cas de rejointure à l’initiative chinoise, ils risquent d’être exclus du cercle stratégique américain.
L’année dernière a marqué le début de la Pax Silica, un dispositif visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement pour les modèles d’intelligence artificielle et les matériaux critiques tels que les semi-conducteurs. Ce projet, lancé dans un contexte de rivalité technologique intense avec Pékin, a réuni environ vingt pays.
Les autorités américaines semblent s’efforcer d’éviter que des nations ne suivent le modèle du Kazakhstan, qui a récemment rejoint les initiatives simultanées des deux puissances. Le gouvernement américain est conscient que l’alliance de pays riches en ressources minérales vitales avec la Chine pourrait compromettre sa domination technologique et ouvrir la voie à un avantage militaire et économique pour la Chine, menaçant ainsi l’hégémonie américaine.
Une autre dimension de ce conflit réside dans le recours stratégique des minéraux vitaux par la Chine. En effet, cette puissance a utilisé son quasi-monopole sur ces ressources comme levier lors de la guerre tarifaire engagée par Donald Trump en 2024, tandis que les États-Unis intensifiaient leurs efforts pour sécuriser l’approvisionnement national et international.
En juillet 2026, une coalition de 29 pays a signé l’accord fondamental de la WAICO, visant à renforcer le rôle des économies émergentes dans la gouvernance technologique. Parmi les pays membres figurent la Chine, la Russie, le Kazakhstan et plusieurs autres nations d’Asie-Pacifique.
Par ailleurs, le président chinois Xi a promis de mettre en place 5 000 formations en intelligence artificielle pour les pays en développement au cours des cinq prochaines années, ainsi que l’accès à un système météorologique d’intelligence artificielle doté d’alertes précoce pour une partie des nations.
Les indicateurs technologiques montrent également un rapprochement significatif entre les modèles américains et chinois. En juillet 2026, l’écart technologique s’est réduit à quelques semaines seulement. Sur la plateforme OpenRouter, les modèles d’intelligence artificielle chinoises ouverts représentent désormais environ 61 % des utilisations parmi les plus populaires, contre moins de 2 % en fin d’année 2024.
Ces développements soulignent l’urgence croissante pour les pays de choisir une voie stratégique dans cette course aux technologies qui pourrait redéfinir le cours du monde.