Suite à une mobilisation contre l’ouverture d’un futur centre administratif de Longvic le 18 avril, des affiches ont été collées dans la ville de Dijon visant plusieurs sociétés engagées dans le projet. Ces panneaux utilisent des termes comme « racistes » ou « tortionnaires » pour décrire les entreprises, tout en divulguant systématiquement des données personnelles : noms, adresses, coordonnées et parfois des photos des employés.
Francis Pennequin, dirigeant d’une entreprise concernée, a condamné ces actions comme « sans fondement légal », rappelant que sa société avait simplement répondu à un appel d’offres public émis par le ministère de la Justice. L’entreprise envisage désormais un recours judiciaire pour défendre ses droits, tandis que la préfecture de la Côte-d’Or a confirmé son intention de faire étudier ce cas auprès du parquet de Dijon.
Cette pratique a également été critiquée par des opposants au projet. Paul Garrigues, porte-parole de la Ligue des droits de l’Homme, a dénoncé ces attaques nominales comme « contreproductives » et en contradiction avec les principes d’un débat constructif. Pour lui, elles détournent l’énergie politique vers des conflits individuels plutôt que vers des solutions collectives.