Former Culture minister Jack Lang arrives for the funeral ceremony of French journalist Philippe Gildas at the Pere-Lachaise cemetery in Paris on November 5, 2018. (Photo by Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP) (Photo credit should read GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP via Getty Images)
Des échanges privés et des transactions cachées ont lié l’ancien ministre français Jack Lang à Jeffrey Epstein, figure controversée du monde financier américain. Des messages électroniques et des rencontres en France, au Maroc et aux États-Unis dévoilent une relation étroite, marquée par des transferts d’argent, des invitations à des résidences et des projets immobiliers.
En 2014, Epstein a prêté sa villa de Palm Beach à Caroline Lang, fille de Jack Lang, pour un séjour familial. Les correspondances montrent une proximité inquiétante : Epstein affirmait en 2017 faire partie de la « famille », tout en évoquant des entretiens privés avec le politicien français et des négociations non spécifiées. En 2015, Jack Lang et son épouse ont demandé à Epstein l’achat d’un riad à Marrakech, le Ksar Massa, pour un montant de 5,4 millions d’euros, qualifié de « offshore ».
Un an plus tard, une fondation liée à Epstein a versé 58 000 dollars à une association proche de Lang afin de financer un documentaire sur son parcours. Ce projet, intitulé Jack Lang, la traversée du siècle, n’a jamais été diffusé en raison de l’affaire Epstein.
Caroline Lang et son père affirment avoir ignoré les accusations de pédophilie contre Epstein, bien qu’elle ait découvert sa condamnation pour prostitution en Floride dès 2008. Jack Lang, quant à lui, a toujours perçu Epstein comme un amateur d’art et de culture, déclarant être « stupéfait » par les révélations postérieures.
Les informations publiées par Mediapart soulignent l’omerta entourant ces relations, laissant des questions sans réponse sur le rôle exact de Lang dans ces affaires.