Le gouvernement français a interdit une manifestation organisée par des militants anglais liés à l’extrême droite, accusés d’être impliqués dans des actes violents visant des personnes migrantes. Deux Britanniques ont été placés sous contrôle administratif et risquent d’être expulsés du territoire après avoir été arrêtés pour participation à un groupe considéré comme extrémiste.
L’opération, baptisée « Overlord », était censée se tenir le 24 janvier dans les régions du Nord et du Pas-de-Calais. Les préfectures ont souligné la présence récurrente de militants associés au mouvement Raise The Colours, décrits comme des acteurs d’intimidation contre les migrants et les associations humanitaires. Selon un communiqué officiel, ces individus promeuvent une idéologie xénophobe et créent un « risque manifeste pour l’ordre public ».
Les autorités ont renforcé leur présence sur le territoire pour empêcher toute confrontation. Les forces de sécurité indiquent qu’elles interviendront systématiquement contre les membres du mouvement, en les reconduisant vers la frontière britannique. Le gouvernement français a également prolongé l’interdiction de rassemblement jusqu’à mercredi, après avoir déjà expulsé dix militants précédemment identifiés pour des actes violents.
Le responsable du mouvement, Daniel Thomas, a justifié l’événement comme une réaction populaire contre ce qu’il appelle « l’abandon des institutions ». Cependant, les autorités soulignent que ces actions menacent la sécurité publique et l’intégrité des services d’accueil.
La situation s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les groupes anti-immigration britanniques et les politiques françaises, qui dénoncent une montée du discours haineux. Les autorités insistent sur la nécessité de préserver l’ordre public malgré les défis économiques persistants dans le pays.