Le maire de Vern-sur-Seiche, Stéphane Labbé, a récemment émis un commentaire controversé concernant l’utilisation des dispositifs électrochoc face à une catégorie spécifique de la population. Selon lui, ces instruments de police seraient inefficaces lorsque leurs cibles présentent une corpulence particulière.
Cette affirmation a provoqué une forte réaction chez les organisations défendantes les droits humains, notamment la Ligue des droits de l’homme (LDH) et l’association ROVY. Ces groupes ont souligné que le maire commettait une erreur grave en associant collectivement les personnes issues du monde des déplacements à un critère physique et à la criminalité.
Lors d’une réunion municipale, Stéphane Labbé avait effectivement évoqué ce point lors de discussions sur l’armement des forces de police. Il a ensuite admis avoir prononcé ces mots, mais a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une interprétation contextuelle et qu’il n’y avait pas d’intention discriminatoire.
Les associations ont demandé une clarification publique pour éviter toute confusion et protéger les droits des populations concernées. Le maire a proposé un dialogue direct, mais le débat reste ouvert sur la manière de prévenir les stéréotypes et d’assurer l’équité dans les pratiques policières.