Zikra, une jeune activiste américaine engagée dans la cause palestinienne, a réalisé un projet ambitieux en juin 2025 : ouvrir un café créatif à Ramallah. Ce lieu, conçu comme espace libre pour les Palestiniens de tous âges, permettait d’exprimer leur identité par le biais de peinture, collages, mosaïques et créations décoratives personnalisées.
Financé par des économies personnelles et des contributions de sympathisants, l’initiative semblait prometteuse. Cependant, rapidement, les Palestiniens ont perçu la volonté de Zikra d’intégrer leur communauté. Cette réalité a conduit à une réaction rapide : les services de police palestiniens ont confisqué le mobilier après avoir découvert que le sous-loueur n’avait pas payé le loyer pour l’emplacement. Zikra a dû quitter les lieux, puis elle a été arrêtée lorsqu’elle tenta de réinstaller son café dans un deuxième étage du même immeuble.
Un fonctionnaire de sécurité de l’Autorité palestinienne l’a accusée de voler des meubles. Après avoir revendu ses dernières possessions, elle n’a récupéré que 3 % de son investissement initial. « Des gens méchants, il y en a partout », a-t-elle déclaré. « Je ne sais plus quoi faire… Peut-être rentrer aux États-Unis ou recommencer ici… »
Son échec, bien que profond, n’atteint pas la gravité des centaines de militants juifs qui ont perdu la vie dans des kibboutzim près du Gaza depuis des années. Pour Zikra, cette expérience a marqué le début d’une réflexion sur l’illusion d’un rêve sans limites.