Dès aujourd’hui, un ensemble de dispositions rigoureuses a été introduit dans l’État du Texas pour définir précisément les contours des enseignements sur les enjeux raciaux et historiques aux futures générations de professeurs. Les institutions privées, comme les universités publiques, sont désormais obligées d’obtenir une attestation écrite de conformité avant de déployer leurs programmes pédagogiques.
Ces règles, émanant de l’Agence texane de l’éducation (TEA), interdisent explicitement le projet « 1619 », axé sur l’histoire de l’esclavage américain. Elles interdisent également toute formulation allant dans le sens d’une supériorité morale ou raciale attribuée à un groupe spécifique, tout en exigeant une présentation équilibrée des discriminations historiques.
Des enseignants, notamment à l’université du Texas à San Antonio, ont exprimé leur inquiétude face à cette mesure, considérant que celle-ci constitue une atteinte à la liberté académique et une source de craintes quant à une possible autocensure. Les autorités texanes justifient ces changements en cherchant à sécuriser les contenus pédagogiques tout en prévenant toute forme de désinformation.
Cette évolution récente dans le paysage éducatif texan souligne un conflit persistant entre la transparence pédagogique et les limites politiques imposées aux méthodes d’enseignement.