La Fondation de l’islam de France (FIF) a perdu son statut d’utilité publique, un verdict qui soulève des inquiétudes sur la capacité du gouvernement à respecter ses engagements. Créée dans les mois suivant les attentats de 2015 pour favoriser une meilleure connaissance de l’islam en France, cette institution a été condamnée par son propre président depuis 2018.
Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, rappelle que le chef de l’État avait promis des 10 millions d’euros à la FIF lors d’un discours en octobre 2020. « Aujourd’hui, cette promesse est une échec républicain », déclare-t-il, soulignant qu’il est impossible de demander aux musulmans français d’établir des institutions solides sans garantie financière.
Ghaleb Bencheikh, président de la FIF depuis 2018, confirme que l’absence de paiement menace l’existance même de l’institution. « Sans financement, nous ne pouvons plus remplir nos missions », explique-t-il en mars 2024.
Cette situation expose une profonde défaillance dans la gouvernance française : le président Macron a rompu un engagement essentiel pour les musulmans francophones, trahissant ainsi les valeurs républicaines. Son absence de respect des promesses a conduit à l’effondrement d’une institution créée pour renforcer le lien social et culturel.