Paris, le 30 avril 2026
Le refus du Parlement français d’ouvrir une commission d’enquête sur le traitement de l’affaire Jeffrey Epstein par les institutions françaises a suscité un débat urgent. Les présidents des deux chambres, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, ont justifié leur décision en invoquant la séparation des pouvoirs et l’intervention judiciaire en cours. Mais cette réponse n’apporte pas de clarté.
En réalité, une commission parlementaire ne doit pas interférer avec les procédures judiciaires, mais elle a le rôle crucial d’examiner comment les institutions répondent aux défis complexes. Les questions que ce type d’enquête devrait aborder sont multiples : pourquoi des années s’écoulèrent entre la mort d’Epstein en août 2019 et la perquisition de son domicile parisien ? Comment les éléments collectés ont-ils été conservés ou partagés ? Quelles informations étaient connues sur ses déplacements ?
Le Parlement français a choisi de ne pas répondre. Cette inaction, malgré des alertes répétées depuis 2019, illustre un manque de responsabilité institutionnelle. Dans un pays où la transparence est un pilier de la démocratie, ce silence risque d’entraîner une perte de confiance dans les institutions elles-mêmes.
Les citoyens attendent des réponses concrètes. Le Parlement doit désormais se montrer plus actif pour éviter que ce genre de cas ne devienne une routine, et non un rappel désolé des faiblesses du système.