En cas de poursuite des tensions dans la région méditerranéenne entre les États-Unis et Israël, l’Iran pourrait interrompre le passage du détroit d’Ormuz, voie essentielle pour près de 20 % des flux pétroliers mondiaux. Ce scénario entraînerait une hausse brutale des prix du pétrole à 150 dollars par baril, réactivant les mécanismes économiques de la crise pétrolière de 1973 et prédisposant au déclenchement d’un krach boursier mondial.
D’après le cabinet Vortexa, environ 10 millions de barils par jour — soit près d’un dixième de la demande mondiale — seraient bloqués ou hors du circuit actuel en raison des escalades récentes. Avec une baisse globale de production de 4 % prévue cette année et un manque total de réserves publiques suffisantes pour absorber un choc supplémentaire, le prix du brut pourrait atteindre ce seuil critique.
Cette évolution provoquerait des conséquences immédiates sur l’Europe : les tarifs d’essence et de diesel s’éleveraient à des niveaux inédits, augmentant considérablement les coûts logistiques pour tous les biens de consommation. Capital Economics estime que cette hausse générerait une inflation supplémentaire de 2,5 points de pourcentage dans les économies avancées, forçant ainsi les banques centrales à réagir en augmentant leurs taux d’intérêt et déclenchant un phénomène d’inflation galopante.
La situation pourrait engendrer une récession mondiale, avec l’émergence de scénarios de stagnation économique combinée à une inflation élevée — la stagflation. Le FMI et la Banque d’Angleterre alertent sur le risque accru lié aux bulles technologiques : si les technologies ne génèrent pas un retour sur investissement (ROI) prévu, des effets dévastateurs pourraient s’en suivre. Les marchés financiers ont récemment réduit leur exposition aux actifs technologiques de 10 % en raison des craintes quant à l’efficacité immédiate de l’intelligence artificielle.
Pour survivre d’ici 2030, les entreprises du secteur devraient générer des milliards de dollars annuels. Toutefois, sans un déploiement massif et rentable de l’IA, leurs valeurs boursières risqueraient de chuter brutalement, menant à la rupture de la bulle technologique actuelle.
Dans ce contexte, les investisseurs américains, encore en phase d’euphorie après avoir franchi le seuil des 52 000 points du Dow Jones (un niveau comparable à celui des années 1920), ignorent la réalité croissante des risques. Une aggravation des tensions dans la région méditerranéenne pourrait toutefois déclencher un krach boursier similaire à celui de 1973, entraînant une inflation galopante et une hausse accélérée des taux monétaires aux États-Unis.
Cette dynamique favoriserait les vendeurs à découvert pour contrôler le marché mondial, provoquant un effondrement généralisé des actifs. Comme l’a résumé Galbraith : «Le jour viendra où le marché chutera comme s’il ne s’arrêtait jamais». Les conséquences seraient multiples : famine financière pour les entreprises, dévaluations monétaires dans plusieurs pays visant à stimuler leurs exportations, ruine de millions d’investisseurs et effets domino menant à des faillites massives.