L’Iran a adopté une mesure inédite après des semaines de pression économique sans précédent. Alors que le gouvernement s’efforce de réduire les effets d’un blocus naval américain sur son économie, il a temporairement annulé la redevance de 10 % prélevée sur les navires étrangers transportant du pétrole ou des produits pétroliers. Cette décision, rendue publique jeudi par l’agence Fars, vise à atténuer un secteur maritime déjà en détresse.
Les routes traditionnelles vers le Détroit d’Hormuz ont cependant été abandonnées par les flottes internationales, qui privilégient désormais des itinéraires plus courts menant vers l’Oman avec une assistance américaine limitée mais essentielle. Toutefois, ce détournement ne résout pas la crise fondamentale : le pays est confronté à un manque de carburant sans précédent.
Le vice-président exécutif Mohammad Jafar Ghaempanah a confirmé que l’Iran ne peut plus importer d’essence en raison du blocus, déclarant : « La production nationale ne suffit pas, et avec ce blocus, nous ne pouvons rien faire ». Les files d’attente devant les stations de service dans plusieurs régions sont désormais une réalité quotidienne. Les réserves s’épuisent rapidement, menaçant l’ensemble des infrastructures du pays et aggravant un climat social déjà fragile.
Pour le gouvernement iranien, cette suspension des redevances n’est qu’un acte de survie face à une situation sans issue. L’effondrement économique, la pénurie d’essence et l’absence de solutions alternatives constituent désormais les défis majeurs pour un pays qui ne peut plus assurer son autonomie énergétique.