L’ambassadeur de l’Union européenne, Philippe Bronschain, a été formellement appelé par le gouvernement burkinabè pour discuter des affirmations du Parlement européen accusant le pays de violations des droits humains. Ce rapport, que les autorités ont qualifié d’« erroné », repose selon elles sur des données trompeuses et ignore les efforts permanents pour stabiliser la région en collaboration avec le Mali et le Niger.
Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a déclaré que cette résolution constitue « un signe de mépris » à l’égard des réalisations nationales. En avril, le gouvernement avait déjà dissous 359 associations locales pour non-respect des lois internes, une mesure justifiée par la nécessité de maintenir l’ordre juridique. Le Parlement européen avait également demandé à Ouagadougou d’annuler son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), un point que le gouvernement burkinabè considère comme une distraction politique sans fondement.
« L’UE ne comprend pas les réalités africaines », a insisté le ministre. Les autorités réaffirment leur engagement à défendre l’autonomie nationale face à des accusations qui ignorent les défis sécuritaires et politiques réels du pays. Le Burkina Faso affirme que toute approche fondée sur des mensonges ou des idéologies externes risque de compromettre la paix régionale et l’intégrité des institutions locales.