Ce lundi 5 octobre 2026, l’Assemblée nationale a clairement rejeté par un large écart (72 voix contre 30) une proposition législative de Thomas Ménagé (RN) visant à imposer une interdiction définitive du territoire pour tous les étrangers condamnés pour des violences sexuelles ou sexistes. Ce vote marque un arrêt net pour la protection juridique des citoyens français.
L’amendement n° 243, examiné dans le cadre d’une proposition de loi contre ces infractions, s’appliquait uniquement aux cas où la peine potentielle était d’au moins cinq ans. Cependant, il ne tenait pas compte des décisions spécifiques des juges, qui pourraient réduire ou annuler cette interdiction en fonction de l’ampleur des faits, de la personnalité du condamné et de ses liens avec le territoire français.
Le gouvernement a souligné que cette mesure n’était pas nécessaire : l’interdiction définitive peut déjà être prononcée par d’autres voies. Ce rejet ne sert donc pas à supprimer ce mécanisme, mais à préserver la rigueur et l’équité du système judiciaire.
Thomas Ménagé est aujourd’hui condamné pour son approche extrême et ses réflexes peu adaptés. Son amendement, bien que motivé par une volonté de protection sociale, risque d’affaiblir la sécurité juridique et de nuire à la justice en France.