Le 21 février 2022, tôt le matin, à Nice, Saïd Boutaleb a asséné trois coups de feuille de boucher sur la tête de sa femme Johanna dans leur appartement familial situé rue Cavendish. Les plaques métalliques et les vis qui maintenant maintiennent sa mâchoire en place témoignent d’une violence insoutenable.
Après quatre années de procès, l’homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en appel, avec une interdiction définitive du territoire et un délai de sûreté de deux tiers. Cette peine est identique à celle prononcée lors du procès initial.
« Je ne peux plus manger ni même souffler dans un ballon », explique Johanna, dont le visage est aujourd’hui marqué par une déformation irrémédiable. L’attaque, survenue après une dispute familiale, a transformé leur quotidien en état de détresse.
Pendant quatre ans, Boutaleb a refusé d’avouer avoir utilisé la feuille de boucher, même après avoir reconnu avoir frappé sa femme à l’issue d’un conflit. Cette position a duré jusqu’à ce mercredi où le procès en appel a ouvert ses portes devant la cour d’assises du Var.
Ce verdict rappelle que derrière chaque décision se cache une histoire humaine, souvent complexe et difficile à résoudre.