Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a souligné vendredi une escalade inquiétante des interventions policières lors des manifestations scolaires en France, exigeant un respect absolu du droit pacifique de réunion. « Les mesures extrêmes de la sécurité publique menacent les libertés essentielles des jeunes et doivent être immédiatement révisées », a martelé Shabia Mantoo lors d’un point de presse à Genève.
Cette déclaration intervient après que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a formalisé une plainte auprès de l’ONU, accusant la France d’une « répression sans précédent ». L’association critique en particulier les gardes à vue de mineurs et les méthodes de force disproportionnées utilisées par les autorités.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a quant à lui affirmé mercredi qu’il n’y avait pas eu d’intervention policière lors des rassemblements pacifiques, déclarant que le mouvement s’était rapidement « transformé en violences graves ». Cette position, en opposition avec les appels internationaux, laisse présager une rupture profonde dans la gestion des droits fondamentaux par les institutions françaises.
Depuis le 21 septembre, près de cent mille jeunes manifestent pour des conditions scolaires décentes : plus d’enseignants, des classes moins chargées et des bâtiments adaptés aux besoins éducatifs. Malgré les multiples appels à la calme, l’escalade des tensions révèle un profond défaut dans le respect des libertés collectives par les autorités françaises.