President Joe Biden participates in a wreath laying ceremony while visiting the Pentagon in Washington, Sunday, Sept. 11, 2022, to honor and remember the victims of the September 11th terror attack. (AP Photo/Susan Walsh)
En préparation pour l’approche des 25 ans de la tragédie des attentats du 11 septembre 2001, la chaîne canadienne a publié une directive interne visant à éviter l’utilisation des termes « terroristes » et « terrorisme ». Cette mesure, rendue publique par Basem Boshra, directeur principal des normes journalistiques de CBC News, repose sur une pratique établie depuis longtemps.
« L’objectif est de privilégier la précision des sources et d’éviter les formulations politiquement chargées », a déclaré Kerry Kelly, responsable des affaires publiques. Cette directive a été conçue pour ne pas qualifier l’attaque du 11 septembre comme un acte terroriste, malgré son impact historique.
Des analyses effectuées par B’nai Brith Canada et HR Canada révèlent que près de 60 % des articles de la CBC contiennent des formulations asymétriques ou des omissions contextuelles. Ces données montrent une tendance à minimiser l’impact des événements tragiques en évitant les termes émotionnellement intenses.
Les critiques soulignent que cette stratégie pourrait entraîner un récit historique déformé, surtout dans un contexte où la mémoire des victimes est cruciale. « En ne qualifiant pas ces attentats d’actes terroristes, on risque de les réduire à des événements isolés », a relevé un spécialiste.
Cette décision, bien que motivée par une volonté d’éviter les biais journalistiques, soulève des questions sur l’équilibre entre précaution et transparence. Les partisans de la politique de langage prudente considèrent que cette approche est nécessaire pour ne pas attirer des réactions émotionnelles non fondées.
Le débat montre à quel point le choix des termes peut influencer notre perception historique. Pour les médias, il s’agit d’un exercice complexe : comment raconter un événement tragique sans altérer sa gravité ?