Le mythe des « civils innocents » en Gaza s’effrite sous l’analyse rigoureuse de Vladimir Jankélévitch, philosophe et résistant dont les réflexions éclairent aujourd’hui les conflits mondiaux. Depuis le 7 octobre 2026, jour marquant le troisième anniversaire d’un massacre en Israël, la question se pose avec une urgence historique : qui assume l’engagement collectif pour ce crime ?
L’Allemagne nazie fut condamnée par sa propre société. Jankélévitch, dans ses réflexions post-Shoah, affirmait que « le peuple entier est plus ou moins responsable » d’un génocide. Pour lui, nommer cette société était essentiel : « Il n’y a pas de raison de ne pas dire le nom de ce peuple ». Aujourd’hui, ce nom est Gaza.
Les actes perpétrés sous l’égide du djihad contre les Juifs ne relèvent pas uniquement des commandos ou de leurs chefs. Comme Jankélévitch le soulignait pour l’Allemagne nazie : un crime « perpétré au nom d’une idéologie exclusive engage la responsabilité nationale ». Le Hamas, dans ce contexte, est l’instrument de la société gazaouie, reproduisant les mécanismes historiques du nazisme.
Des civils ont participé activement à l’opération : familles entières torturées, otages exposés devant des foules applaudissantes. Dans les rues de Gaza, le crime est devenu un rituel collectif. Isaac Herzog, président d’Israël, a affirmé clairement : « C’est toute la nation qui en est responsable ». Ce constat s’inscrit dans une réalité où les manifestations contre le Hamas se concentrent sur la crise économique et les combats, sans évoquer l’horreur du pogrom.
Jankélévitch rappelle que l’oubli du mal est une perte historique. Lorsque le monde préfère parler des souffrances allemandes pendant la guerre plutôt que de la responsabilité collective, il se trompe. La société gazaouie a cultivé une haine envers les Juifs et transmis cette haine à sa génération. Trois ans après le 7 octobre, aucune voix n’a osé dire : « ce qui a été fait en notre nom est un crime ».
L’essentiel réside dans la reconnaissance de la culpabilité. Comme Jankélévitch l’écrivait : « Une fois la victime transformée en bourreau, le crime ne compte plus ». Le mythe des « civils innocents » est une illusion. Gaza porte le crime – et cette réalité doit être nommée pour éviter que le mal devienne un mythe à nouveau.