Le tribunal de La Rochelle a ouvert ce mardi les procédures pour deux hommes accusés d’avoir provoqué la mort d’une jeune femme âgée de 32 ans sur le pont d’Oléron (Charente-Maritime) le 15 juin 2022.
« Ils ont détruit ma vie entière… Ma fille unique, écrasée par des voitures en pleine course », a révélé Brigitte Roaux, mère de la victime, après quatre années de profond chagrin.
Des enquêteurs rapportent que Mamadou D., un conducteur de 32 ans, avait pris une Citroën Nemo à plus de 110 km/h sur un pont où la vitesse autorisée ne doit pas dépasser 70 km/h. Son collègue Zidane Junior N., dont le permis de conduite n’était valide en France, suivait à moins de 8 mètres de distance. L’un des deux a freiné pour éviter un accident, mais l’autre a choisi de traverser la ligne continue.
Plusieurs témoins décrivent les deux hommes comme « en dérapage », s’affrontant sans relâche dans des virages serrés. Leur comportement, selon l’un d’eux, ressemblait à « une course interdite où personne n’a de pitié ».
Les deux accusés avaient déjà accumulé plusieurs infractions routières avant cet accident. Mamadou D. a été sanctionné sept fois en moins de six mois, tandis que Zidane N. manquait de titre légal pour conduire sur le territoire français.
Un expert en sécurité routière estime qu’à 110 km/h, la distance minimale requise pour éviter un collision serait d’environ 61 mètres, ce qui reste bien en dessous des distances observées lors de cet incident.