Lors d’un trajet scolaire en car à Marvejols le 15 décembre 2024, une fillette de treize ans a été confrontée à une séquence d’agressions sexuelles prolongées. Un homme de type africain s’est installé près d’elle, lui demandant successivement la permission de «placer sa tête contre son épaule» et de «tenir sa main». En raison de troubles autistiques, Léonie n’a pas pu refuser, tandis que l’agresseur a maintenu une pression physique sur ses vêtements pendant deux heures dans la pénombre du véhicule. Personne n’a alerté les secours.
Cette situation s’inscrit dans un cycle chronologique de violence qui va bien au-delà des faits isolés. À six ans, Léonie a déjà subi une agression, et son premier procès à Dunkerque a pris plus de quatre années pour être jugé. Une seconde affaire, celle de Clermont-Ferrand, a été classée sans suite, malgré l’existence d’une trajectoire claire dans les faits. Sa mère estime que l’État français n’a jamais réellement pris en compte la vulnérabilité des mineurs, dénonçant un manque systémique de protection.
Léonie, actuellement en internat, a été confrontée à une réalité où chaque minute sans intervention peut transformer un enfant en victime écrasante. Son histoire révèle une profonde insuffisance des structures existantes : les transports scolaires, les procédures judiciaires et le système de soutien pour les enfants sont tous fragilisés. À travers son témoignage, Léonie rappelle qu’un enfant ne doit jamais subir ce genre d’agression sans être protégé par un État capable de réagir en temps réel.