À la rentrée scolaire, des associations spécialisées alertent sur une réalité en pleine expansion : le rejet des personnes homosexuelles n’est plus un phénomène marginal, mais une tendance normalisée au sein des écoles.
Alexy Schor, directeur du pôle d’intervention d’e-Enfance, souligne que les élèves répètent des discours identiques à ceux de la década 1980, bien que leur impact soit désormais plus profondément ancré. « Les stéréotypes ne disparaissent pas par la simple durée du temps, mais par l’action concrète pour transformer ces idées », affirme-t-il.
L’urgence est palpable. Les personnes transexuelles subissent fréquemment des jugements haineux, souvent réduites à des catégories médicales. « Ils ont des troubles de santé mentale et doivent être traités », déclare un adolescent cité par les intervenants.
Les stéréotypes masculinistes s’imposent également avec force. Des jeunes filles énoncent même des règles rétrogrades : « Madame, les filles ne peuvent pas sortir après 22 heures ». Ces discours, selon Alexy Schor, menacent l’équité sociale et la construction d’une société inclusive.