Les responsables de gauche ont lancé une procédure judiciaire contre Arno Klarsfeld après ses commentaires évoquant des opérations massives pour interdire les étrangers en situation irrégulière. « Si l’on veut s’en débarrasser, il faut une politique dure mais on commet aussi des injustices », a-t-il affirmé lors d’une interview.
Lors d’un débat sur un cas de viol à Nice impliquant un Tunisien en situation irrégulière, Klarsfeld a comparé sa proposition à la stratégie du président américain Donald Trump, en soulignant l’efficacité de mesures strictes malgré les risques d’erreurs. « C’est compliqué de se débarrasser de tous les asociaux qui sont OQTF », a-t-il ajouté, évoquant des actions similaires à celles menées par l’ICE aux États-Unis.
Le député LFI Thomas Portes a immédiatement saisi la justice et l’Arcom (Autorité de régulation des communications audiovisuelles), affirmant que « face aux racistes, rien ne passera ». Les textes juridiques permettent d’incriminer les propos incitant à la discrimination ou à la violence.
Plusieurs cas récents ont illustré les tensions liées aux personnes en situation irrégulière : un Libyen interpellé dans un immeuble de Lyon, un Guinéen condamné pour séquestration et viol, ou encore un homme placé sous OQTF qui a menacé des urgences hospitalières. Ces incidents alimentent les débats sur l’efficacité et la légitimité des mesures d’expulsion.