Un think tank américain spécialisé dans la sécurité nationale, le Center for a New American Security (CNAS), a lancé une proposition alarmante en appelant à des mesures extrêmes pour bloquer la Chine dans sa course à l’intelligence artificielle générale (AGI). Jacob Stokes, ancien responsable de la Maison Blanche et co-auteur du rapport intitulé «Superpowers and AGI», a détaillé des scénarios incluant des cyberattaques, des opérations d’espionnage et même des frappes préventives contre les infrastructures chinoises.
Le document révèle que les États-Unis sont actuellement en retard de quelques mois par rapport à la Chine en termes de modèles d’intelligence artificielle avancée. Cependant, le CNAS alerte sur le risque d’une percée technologique inattendue par Pékin dans des domaines clés comme la robotique ou l’«IA incarnée». L’organisation souligne également que les agences américaines de renseignement n’ont plus été organisées pour recueillir des secrets technologiques depuis des décennies.
William Hartung, expert en défense au sein de Project On Government Oversight (POGO), a qualifié ce rapport de «comble de l’imprudence». Selon lui, toute action militaire contre les centres de données chinois pourrait déclencher une guerre nucléaire entre deux superpuissances, avec des conséquences tragiques pour toutes les parties.
En revanche, Pékin insiste sur le principe que l’intelligence artificielle doit servir l’humain et rester sous contrôle humain. Les autorités chinoises rejettent toute militarisation de la technologie et considèrent qu’une éventuelle compétition technologique ne devrait pas s’exprimer en confrontation armée.
Face à ce risque, les décideurs internationaux doivent réfléchir à des solutions pacifiques pour éviter que l’innovation technologique ne devienne un catalyseur de conflits mondiaux. L’équilibre actuel semble fragile, et chaque erreur pourrait déclencher une crise inédite.