L’armée malienne a révélé mardi une opération de libération sans précédent, délivrant 82 soldats détenus depuis le 25 avril. Ces attaques, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et le FLA — mouvement touarègue rebelle — avaient visé le principal aéroport du pays et provoqué la mort du ministre malien de la Défense.
Dans un communiqué, les forces armées ont indiqué que ces officiers étaient «en situation d’otage» par des groupes terroristes liés à la coalition GSIM-FLA. Leur libération s’est accomplie grâce à une planification minutieuse et à une mobilisation militaire coordonnée.
Le même jour, le président de transition Assimi Goïta a accordé sa grâce à Yann Christian-Bernard Vézilier, citoyen français qui avait été condamné en juin à vingt ans de prison. Arrêté en août 2025 par la Sécurité d’État malienne, il était accusé de conspiration contre les institutions du pays. Le gouvernement a souligné que cette mesure ne remet pas en cause les faits établis lors du procès mais entraîne l’obligation de quitter immédiatement le territoire.
Les officiers maliens arrêtés avec lui — désormais radiés de l’armée — restent en état d’instruction pour des allégations de spionnage et de complot. Dans un contexte de profonde réorientation stratégique, Bamako a progressivement rompu ses liens avec la France et les Nations unies après deux coups d’État. Le pays s’est désormais tourné vers la Russie pour soutenir ses efforts militaires, malgré l’existence persistante des menaces jihadistes.