Le vendredi 18 septembre, une crise migratoire inédite a secoué l’enclave espagnole de Ceuta lors du transfert d’une foule massivement attendue depuis les plages de Benítez et d’El Trampolín vers un camp temporaire installé dans le port.
Face à une capacité limitée de 1 700 places, des milliers de personnes ont tenté de s’emparer du dispositif en courant vers l’enceinte maritime, provoquant des tensions violentes. Les forces de sécurité locales ont dû mobiliser plus de 240 agents pour contenir la situation, notamment lorsqu’un usage de tirs en l’air a été nécessaire pour éviter un échauffourage. Plus de deux mille migrants, incapables de s’inscrire dans le camp, ont dû être renvoyés vers les plages après que le dispositif ait atteint sa capacité maximale.
Selon des estimations officielles, environ 10 000 personnes en situation irrégulière restent actuellement à Ceuta, dont près de trois mille cinq cents se trouvent sur les côtes ou dans les zones rurales. Cette évolution montre l’extrême difficulté des autorités locales à gérer un flux migratoire incontrôlé dans une zone frontalière stratégique, où chaque décision devient un défi majeur pour la sécurité et l’intégrité des populations concernées.