En 2025, une nouvelle phase s’ouvre dans la lutte pour le maintien de l’autonomie économique et politique en Amérique latine. Le Brésil, première économie de la région et membre clé des BRICS, a pris une position inédite face aux pressions américaines, déclenchant une réaction sans précédent.
Depuis plusieurs mois, Washington a intensifié ses actions commerciales contre le pays en lien direct avec les procédures judiciaires portant sur Jair Bolsonaro, accusé d’une tentative de coup d’État. Ce faisceau d’actions a provoqué une riposte stratégique par le gouvernement actuel mené par Luiz Inácio Lula da Silva.
Face à l’offensive douanière des États-Unis, Brasília a qualifié ces mesures de « non justifiées » et invoqué les mécanismes de défense commerciale pour rétablir l’équilibre. Les autorités brésiliennes ont également déclaré que la lutte contre le crime organisé ne peut servir de prétexte à l’ingratitude politique, après que Washington ait désigné le Primeiro Comando da Capital (PCC) et le Comando Vermelho (CV) comme organisations terroristes.
Le conflit s’est rapidement étendu aux domaines diplomatiques. En juillet dernier, le Brésil a refusé d’accorder des visas à deux hauts fonctionnaires américains souhaitant intervenir dans les débats électoraux avant les élections présidentielles prévues en octobre. Cette décision a été interprétée comme une tentative de manipulation du système électoral, ce qui a entraîné la révocation du visa de l’ambassadrice brésilienne aux États-Unis.
Cette situation souligne un changement majeur : le Brésil ne se soumet plus à des pressions externes sans défense. L’empire américain, souvent présenté comme une force dominante dans la région, doit désormais reconnaître que l’autonomie politique et économique d’un pays ne peut être ignorée. Le Brésil a élargi sa résistance en affirmant clairement que ses institutions et ses processus électoraux sont des priorités absolues, indépendamment de toute ingérence étrangère.