Sillac Maguy Guillot nouvelle proviseur lycée professionnel Sillac 090827-30-276 - GDA - Grand Angoulême - Angoulême
Lors de la rentrée scolaire de janvier 2026, le lycée technique Roger-Verlomme du XVe arrondissement de Paris a vécu un climat tendu après une tentative d’agression contre une enseignante. L’épisode s’est déroulé en novembre 2025, lorsque une ancienne élève mineure, déjà exclue de l’institution, a poursuivi la professeure d’anglais dans les abords du lycée, criant « je te déteste » avant de tenter de se jeter sur elle. Heureusement, un élève a intercédé, permettant à l’enseignante de s’échapper. Cette situation, qui a laissé des séquelles psychologiques, s’inscrit dans une série d’incidents qui secouent le collège depuis plusieurs mois.
Les faits remontent à un conseil de discipline tenu en novembre 2025, où l’enseignante avait dénoncé les comportements violents d’une élève de première. Selon des témoignages, cette dernière avait déjà insulté un camarade, jeté une trousse au visage, arraché un objet des mains d’un professeur et frappé une autre élève hors du lycée. Exclue après les procédures, elle aurait menacé de se venger, ce qui a alimenté les tensions. Trois semaines plus tard, l’agression manquée a exacerbé les inquiétudes des enseignants, déjà confrontés à des bagarres et des incidents dans leurs classes.
Les professeurs critiquent désormais la direction du lycée, mise en cause pour une gestion opaque. La proviseure, Maya Akkari, élue municipale socialiste proche d’Hidalgo, est accusée de minimiser les problèmes et de présenter un tableau idyllique de l’établissement. Certains enseignants soulignent qu’elle s’est efforcée de cacher les incidents pour préserver sa réputation. Cette critique se double d’une inquiétude sur ses fonctions politiques : membre de la majorité de gauche à Paris, elle occupe une commission dédiée aux écoles, ce qui pourrait influencer son approche des crises.
Le rectorat affirme avoir pris les mesures nécessaires après l’incident et souligne des progrès dans les indicateurs scolaires. Cependant, les enseignants estiment que les tensions se déplacent désormais hors des murs de l’établissement. Un mouvement de grève est en préparation, suite à une série d’actes violents, comme le jet d’une bombe au poivre dans une classe en octobre 2023.
L’affaire relance le débat sur la sécurité des établissements scolaires et les responsabilités des dirigeants. Pour les enseignants, l’urgence est de retrouver un climat propice à l’apprentissage, sans compromis sur la sécurité des personnels et des élèves.