Abdul El-Sayed, candidat démocratique du Michigan pour le Sénat, a récemment suscité un vif débat après avoir comparé l’Égypte aux États-Unis lors d’un podcast en octobre 2025. Selon lui, la société américaine est « profondément atomisée », avec des citoyens désespérés à la recherche de sensations superficielles, alors que l’Égypte offre un environnement riche en solidarité et en humanité.
Ce discours a rapidement été critiqué pour son utilisation du terme « chez nous » lorsqu’il fait référence à son pays d’origine. Né dans le Michigan et ayant grandi aux États-Unis, il est accusé de ne pas comprendre les réalités culturelles de sa propre société, alors qu’il évoque des modèles égyptiens pour décrire un monde plus uni.
Plusieurs incidents antérieurs ont également alimenté la polémique : ses commentaires sur la « masculinité toxique » liée au football américain, son opposition aux célébrations du 4 juillet en raison d’un manque de cohésion sociale, ainsi que son échange controversé avec Jesse Watters où il a comparé les chirurgies de changement de sexe à la circoncision.
Les derniers sondages révèlent un retard croissant pour El-Sayed par rapport à Mike Rogers, candidat républicain du Michigan : une différence de quatre points dans l’opinion publique. Cette tendance montre que son image en tant qu’électeur influent s’effrite rapidement au contact des réalités locales.
Pourquoi ce candidat, qui a grandi aux États-Unis, privilégie-t-il les références égyptiennes ? La réponse réside dans une vision fragmentée du pays et d’un modèle idéalisé qu’il considère comme plus humain — un choix qui risque de créer davantage de distance plutôt que de cohésion.