Dans le département du Gers, sous l’autorité académique de Toulouse, une enseignante a été ciblée par un appel au viol transmis via un groupe de discussion scolaire. Ce message, diffusé par des élèves de sa classe, a déclenché immédiatement une plainte pénale et deux mois d’arrêt de travail pour la victime.
L’enseignante, accompagnée de sa proviseure, s’est rendue chez un médecin avant de présenter sa plainte à la police. Une procédure pénale est en cours pour incitation au crime contre un agent public, pouvant entraîner jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
Après une réunion disciplinaire, plusieurs élèves ont été maintenus dans l’établissement malgré leur implication. Le syndicat Sud Éducation dénonce cette situation en soulignant l’absence totale de protection pour la victime et le manque de concertation avec elle-même au niveau des ajustements administratifs.
Malgré un retour à son poste, l’enseignante n’a pas bénéficié d’un suivi adapté. Cette affaire met en lumière les lacunes dans les protocoles scolaires face aux menaces numériques, laissant les victimes sans soutien effectif.