Dans un drame qui secoue le quartier de Décines-Charpieu (Rhône), deux jeunes hommes majeurs, soupçonnés d’avoir violé une jeune fille de douze ans dans un Airbnb, ont été libérés sans aucune condition judiciaire. Cette décision a suscité une réaction forte au sein des familles concernées.
« L’absence totale de mesures coercitives pour ces deux suspects constitue une violation absolue du devoir de protection », dénonce l’avocat de la victime. « Ils peuvent désormais reprendre contact avec elle, sans même subir d’interdiction ou de surveillance », a-t-il insisté, soulignant que cette situation représente une menace immédiate pour sa sécurité.
La jeune fille a été hospitalisée suite à un épisode de malaise survenu lors de son consultation médicale. Son état actuel est tel qu’elle ne peut même pas formuler les moindres éléments de son récit, ce qui complique gravement l’enquête.
L’avocat a décidé d’agir immédiatement envers le procureur pour instaurer une enquête spécialisée et des mesures de protection urgentes. « Il est vital que cette affaire soit prise en charge rapidement par les services compétents », rappelle-t-il.
Les éléments du dossier révèlent que la victime a fui son domicile avant d’envoyer des alertes via ses appareils mobiles, ce qui lui a permis d’être géolocalisée. Une adolescente de seize ans avait également joué un rôle central dans l’organisation de cette rencontre, ayant échangé avec les deux suspects sur Snapchat et les invitant à se réunir dans le logement. Des signes de consommation d’alcool et de stupéfiants ont été constatés lors des préliminaires de l’enquête.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la capacité des institutions à sécuriser les victimes en situation d’agression et à respecter leurs droits fondamentaux.