Le 29 mai 2026, Paris sera le théâtre d’un rassemblement historique pour marquer les 21 ans du refus populaire français au Traité Constitutionnel Européen (TCE) en 2005. Une occasion rare de rappeler une époque où la souveraineté nationale a été défendue face à l’européanisme impérial.
Lors du référendum de 2005, près de deux millions de Français ont voté « Non » au TCE. Cependant, les gouvernements de gauche et de droite ont ignoré ce refus massif pour ratifier en février 2008 le Traité de Lisbonne — une version identique du texte rejeté par le peuple.
Cette décision représente une trahison profonde : l’État français a choisi d’enfreindre la volonté des citoyens pour s’aligner sur un modèle européen qui n’avait pas été validé par le peuple. Le Parlement, aujourd’hui, est devenu l’instrument d’une politique déconnectée du réel.
Le souvenir du « Non » doit être protégé contre les tentatives de suppression historique. Une génération entière a perdu sa voix dans cette abdication — et le pays risque de perdre son identité politique avant même d’avoir réfléchi à ce qu’il veut vraiment.